<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"><channel><title>UN TEXTE UN JOUR</title><link>http://emplumologie.canalblog.com/</link><description>Petite anthologie personnelle, en vers et en prose, d&apos;ici et d&apos;ailleurs, d&apos;hier et d&apos;aujourd&apos;hui...</description><language>fr</language><lastBuildDate>Tue, 17 Nov 2009 05:18:59 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Poss&#xe9;der ou diriger sur A Mercy</title><dc:creator>Michel</dc:creator><link>http://emplumologie.canalblog.com/archives/2009/11/07/15714407.html#c28911175</link><guid isPermaLink="true">http://emplumologie.canalblog.com/archives/2009/11/07/15714407.html#c28911175</guid><description>&quot;De tous ceux qui croient avoir une l&#xe9;gitimit&#xe9; &#xe0; me poss&#xe9;der ou &#xe0; me diriger&quot;.&lt;br /&gt;Je ne saurais te faire la le&#xe7;on puisque tu as li&#xe9; ces deux &#xe9;crivaines qui se jettent dans le vide quand elles &#xe9;crivent et partagent le m&#xea;me combat.
Toni Morrison, Marie Ndiaye. La prix Goncourt a &#xe9;t&#xe9; (tr&#xe8;s peu et minablement) critiqu&#xe9;e pour certaines d&#xe9;clarations sur l&apos;&#xe9;tat de la France en Sarkozy, mais la prix Nobel n&apos;en a pas dit beaucoup moins. Belle solidarit&#xe9; litt&#xe9;raire, belles femmes, dans tous les sens de ces termes.
Tout a &#xe9;t&#xe9; dit de l&apos;imb&#xe9;cile pol&#xe9;mique n&#xe9;e de la lecture approximative d&apos;une revue culturelle par un vague d&#xe9;put&#xe9;-maire UMP de Seine-Saint-Denis pour qui la culture, bof, c&apos;est comme un croissant de la veille, &#xe0; jeter ou &#xe0; consommer en maugr&#xe9;ant.
Le texte de Toni M. traduit en fran&#xe7;ais est presque aussi beau que celui &#xe9;crit dans sa langue.</description><pubDate>Sat, 14 Nov 2009 23:33:12 GMT</pubDate></item><item><title>Traduction sur A Mercy</title><dc:creator>an lor</dc:creator><link>http://emplumologie.canalblog.com/archives/2009/11/07/15714407.html#c28802468</link><guid isPermaLink="true">http://emplumologie.canalblog.com/archives/2009/11/07/15714407.html#c28802468</guid><description>[...] Je marche toute la nuit. Seule. C&apos;est difficile sans les bottines de Sir. Avec elles, je pouvais traverser le lit caillouteux d&apos;une rivi&#xe8;re. Avancer rapidement dans les for&#xea;ts et descendre des collines couvertes d&apos;orties. Ce que je lis ou d&#xe9;chiffre est maintenant inutile. Les t&#xea;tes de chien, les couleuvres ray&#xe9;es, tout cela n&apos;a plus de sens. Mais ma route est claire maintenant que je t&apos;ai perdu toi que je pense toujours &#xea;tre toute ma vie et ce qui me prot&#xe8;ge de tout mal, de tous ceux qui me regardent de pr&#xe8;s uniquement pour me rejeter ensuite. De tous ceux qui croient avoir une l&#xe9;gitimit&#xe9; &#xe0; me poss&#xe9;der ou &#xe0; me diriger. Je ne suis rien pour toi. Tu dis que je suis la sauvagerie incarn&#xe9;e. Je le suis. Est-ce un tremblement sur ta bouche, dans ton œil ? As-tu peur ? Tu devrais. Le marteau frappe l&apos;air plusieurs fois avant de t&apos;atteindre et de mourir l&#xe0; de faiblesse. Tu te bats pour me l&apos;arracher et le jeter au loin. Notre lutte est longue. Je montre les dents pour te mordre, pour te d&#xe9;chirer. Malaik hurle. Tu me tires les bras dans le dos. Je me tords pour t&apos;&#xe9;chapper. Les tenailles sont l&#xe0;, tout pr&#xe8;s. Tout pr&#xe8;s. Je les balance, je les balance avec force. En te voyant tituber et saigner, je cours. Puis je marche. Puis je flotte. Une cong&#xe8;re qui s&apos;est d&#xe9;tach&#xe9;e de la rive au creux de l&apos;hiver. Je n&apos;ai pas de chaussures. Je n&apos;ai pas de cœur battant pas de maison pas de demain. Je marche le jour. Je marche la nuit. Les plumes se replient. Pour le moment.&lt;br /&gt;
Cela fait trois mois que je t&apos;ai fui en courant et je n&apos;ai encore jamais vu des feuilles produire autant de sang et de cuivre. Des couleurs si fortes qu&apos;elles font mal aux yeux et que pour me soulager je dois regarder le ciel bien au-dessus de la cime des arbres. La nuit, quand la lumi&#xe8;re du jour c&#xe8;de la place aux &#xe9;toiles qui parent le ciel noir et froid comme autant de bijoux, je quitte Lina endormie et viens dans cette pi&#xe8;ce. [...]
(Un Don, avant-dernier chapitre. Trad. Anne Wicke pour Christian Bourgois &#xe9;diteur, 2009)</description><pubDate>Wed, 11 Nov 2009 12:48:15 GMT</pubDate></item><item><title>Merci sur La f&#xe9;e du robinet</title><dc:creator>oussama27</dc:creator><link>http://emplumologie.canalblog.com/archives/2008/04/17/8869669.html#c28609482</link><guid isPermaLink="true">http://emplumologie.canalblog.com/archives/2008/04/17/8869669.html#c28609482</guid><description>merci de ton aide. Cela ma beaucoup aid&#xe9;, car j&apos;avais pas tr&#xe8;s bien compris.Sans toi j&apos;aurais une mauvaise note.&lt;br /&gt;
Merci et a+</description><pubDate>Wed, 04 Nov 2009 17:19:24 GMT</pubDate></item><item><title>Pas... sur Portrait du lecteur par lui-m&#xea;me</title><dc:creator>R4i</dc:creator><link>http://emplumologie.canalblog.com/archives/2009/10/26/15575580.html#c28357466</link><guid isPermaLink="true">http://emplumologie.canalblog.com/archives/2009/10/26/15575580.html#c28357466</guid><description>mal et surtout original !</description><pubDate>Mon, 26 Oct 2009 18:33:03 GMT</pubDate></item><item><title>Cochonfucius cite un adieu de Pr&#xe9;vert &#xe0; Boris Vian sur Je voudrais pas crever</title><dc:creator>Cochonfucius</dc:creator><link>http://emplumologie.canalblog.com/archives/2009/09/30/15266195.html#c27804421</link><guid isPermaLink="true">http://emplumologie.canalblog.com/archives/2009/09/30/15266195.html#c27804421</guid><description>Quand Vian mourut, Pr&#xe9;vert &#xe9;crivit:&lt;br /&gt;
****
Sa date de naissance
Sa date de d&#xe9;c&#xe8;s
Ce fut langage chiffr&#xe9;
Il connaissait la musique
Il savait la m&#xe9;canique
Les math&#xe9;matiques
Toutes les techniques
Et les autres avec
On disait qu&apos;il n&apos;en faisait qu&apos;&#xe0; sa t&#xea;te
On avait beau dire
Il en avait surtout &#xe0; son coeur
Et son coeur lui en fit voir de toutes les couleurs
Il savait trop vivre
Il riait trop vrai
Il vivait trop fort
Son coeur l&apos;a battu
Alors il s&apos;est tu
Et il a quitt&#xe9; son amour
Il a quitt&#xe9; ses amis
Mais ne leur a pas fauss&#xe9; compagnie.</description><pubDate>Wed, 07 Oct 2009 14:11:57 GMT</pubDate></item><item><title>J&apos;ai jou&#xe9; ce texte avec des amis lors de sur Je voudrais pas crever</title><dc:creator>Adrien</dc:creator><link>http://emplumologie.canalblog.com/archives/2009/09/30/15266195.html#c27716118</link><guid isPermaLink="true">http://emplumologie.canalblog.com/archives/2009/09/30/15266195.html#c27716118</guid><description>J&apos;ai jou&#xe9; ce texte avec des amis lors de l&apos;inauguration de la &quot;Berge de l&apos;&#xe9;cume des jours&quot; dans ma ville, avec d&apos;autres textes de ce cher Vian. Le lire ici me procure pas mal de plaisir et me rem&#xe9;more de bons souvenirs.</description><pubDate>Sun, 04 Oct 2009 17:55:37 GMT</pubDate></item><item><title>Moi non plus. sur Je voudrais pas crever</title><dc:creator>Michel</dc:creator><link>http://emplumologie.canalblog.com/archives/2009/09/30/15266195.html#c27612881</link><guid isPermaLink="true">http://emplumologie.canalblog.com/archives/2009/09/30/15266195.html#c27612881</guid><description>A tous les trucs qui dorment dans tous les cranes.</description><pubDate>Wed, 30 Sep 2009 19:06:10 GMT</pubDate></item><item><title>Wahou. Je suis saoul de po&#xe9;sie. Les formes et ses sur Femme noire</title><dc:creator>Adrien</dc:creator><link>http://emplumologie.canalblog.com/archives/2008/03/13/8312826.html#c27424513</link><guid isPermaLink="true">http://emplumologie.canalblog.com/archives/2008/03/13/8312826.html#c27424513</guid><description>Wahou.&lt;br /&gt;
Je suis saoul de po&#xe9;sie.
Les formes et ses sensations m&apos;emm&#xe8;nent loin, je suis aux c&#xf4;t&#xe9;s de cette femme universelle qui vit de beaut&#xe9;.
C&apos;est impressionnant. Vraiment.</description><pubDate>Wed, 23 Sep 2009 21:43:09 GMT</pubDate></item><item><title>Merci sur Mouche, Neuilly-Saint-Front dans l&apos;Oise, 1946</title><dc:creator>Anlor</dc:creator><link>http://emplumologie.canalblog.com/archives/2009/09/15/15084442.html#c27194767</link><guid isPermaLink="true">http://emplumologie.canalblog.com/archives/2009/09/15/15084442.html#c27194767</guid><description>Merci Michel, pour ce choix. Parfois, un lecteur propose un texte ou une image. Cette photo est ... belle. C&apos;est tout. On laissera Sollers expliquer la beaut&#xe9;, ses mots justes.&lt;br /&gt;Et merci, Monsieur Ronis !</description><pubDate>Tue, 15 Sep 2009 19:59:13 GMT</pubDate></item><item><title>Bonjour ! Le blog litt&#xe9;raire Le Hangar vous sur Le politique</title><dc:creator>Hazel</dc:creator><link>http://emplumologie.canalblog.com/archives/2009/06/23/14179981.html#c25290082</link><guid isPermaLink="true">http://emplumologie.canalblog.com/archives/2009/06/23/14179981.html#c25290082</guid><description>Bonjour !&lt;br /&gt;Le blog litt&#xe9;raire Le Hangar vous invite &#xe0; rejoindre sa communaut&#xe9; ! Le Hangar a pour premier but de publier des textes d&apos;internautes mais aussi des critiques de livres, des chroniques sur d&apos;autres types d&apos;arts etc... Vous pouvez cr&#xe9;er votre profil et voir ceux des membres d&#xe9;j&#xe0; inscrits, vous abonner &#xe0; la newsletter, donner votre avis sur les livres, proposer vos propres critiques etc...
Nous organisons &#xe9;galement des concours, le premier vient de se terminer le 20 juin et jusqu&apos;au 5 juillet tous les internautes peuvent voter pour l&apos;un des cinq texte finalistes qui leur aura le plus plu ! Votez vous aussi !
Nous esp&#xe9;rons vous voir bient&#xf4;t sur &lt;a href=&quot;http://le-hangar.com&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://le-hangar.com&lt;/a&gt;
Hazel, du Hangar.</description><pubDate>Tue, 23 Jun 2009 12:15:56 GMT</pubDate></item><item><title>Source... sur Blue Room Event</title><dc:creator>anlor</dc:creator><link>http://emplumologie.canalblog.com/archives/2009/05/27/13879469.html#c24544064</link><guid isPermaLink="true">http://emplumologie.canalblog.com/archives/2009/05/27/13879469.html#c24544064</guid><description>... de ce texte :&lt;br /&gt;Lib&#xe9;, le 26/05/09 - &quot;Yoko Ono a &#xe9;crit la semaine derni&#xe8;re cet opus sp&#xe9;cialement pour les lecteurs de Lib&#xe9;ration, &#xe0; partir d’un concept de 1966. Chacun peut l’afficher o&#xf9; bon lui semble, tel quel ou redistribu&#xe9;, de fa&#xe7;on al&#xe9;atoire, apr&#xe8;s en avoir d&#xe9;coup&#xe9; les vers.
&#xab; Cette chambre est bleu brillant, cette chambre brille dans le noir durant notre sommeil, cette chambre s’&#xe9;vapore doucement chaque jour, cette chambre se d&#xe9;place &#xe0; la m&#xea;me vitesse que les nuages, trouvez d’autres chambres existant dans cet espace, cette chambre devient oc&#xe9;an &#xe0; l’autre bout, cette chambre s’&#xe9;tr&#xe9;cit comme un point &#xe0; l’autre bout, cette fen&#xea;tre fait 500 m&#xe8;tres de long, cette fen&#xea;tre fait 500 m&#xe8;tres de large, chambres, r&#xea;ves, pays en nombre, dans le m&#xea;me espace, cette ligne fait partie d’un tr&#xe8;s large cercle, voici le plafond, voici le plancher, restez jusqu’&#xe0; ce que la chambre devienne bleue, ce n’est pas ici. &#xbb;
G&#xe9;n&#xe9;ralement, dans les expositions ou les mus&#xe9;es, les phrases de cette œuvre sont pr&#xe9;sent&#xe9;es, &#xe9;crites de la main de Yoko Ono, dans une salle vide, aux endroits les plus inattendus.
&#xab; Blue Room Event vise &#xe0; &#xe9;largir les perceptions imaginaires du spectateur, en cherchant &#xe0; en contredire la vision habituelle. Une pi&#xe8;ce blanche peut ainsi &#xea;tre imagin&#xe9;e en bleu, d’o&#xf9; le titre &#xbb;, lit-on dans le Catalogue raisonn&#xe9; de Yoko Ono.&quot; (Vincent Noce)</description><pubDate>Wed, 27 May 2009 19:51:39 GMT</pubDate></item><item><title>merci sur La Chanson des vieux amants</title><dc:creator>fleurdusoleil</dc:creator><link>http://emplumologie.canalblog.com/archives/2009/04/15/13389564.html#c23494086</link><guid isPermaLink="true">http://emplumologie.canalblog.com/archives/2009/04/15/13389564.html#c23494086</guid><description>Merci pour ce souvenir. C&apos;est une magnifique chanson.</description><pubDate>Tue, 21 Apr 2009 08:19:07 GMT</pubDate></item><item><title>Pass&#xe9; rieu(r) sur ROMAN (Appelez-moi Arthur...) Il &#xe9;tait d&#xe9;j&#xe0; vieux</title><dc:creator>Michel</dc:creator><link>http://emplumologie.canalblog.com/archives/2009/04/01/13226470.html#c22962582</link><guid isPermaLink="true">http://emplumologie.canalblog.com/archives/2009/04/01/13226470.html#c22962582</guid><description>On n&apos;est (toujours) pas s&#xe9;rieux quand on a 37 ans...</description><pubDate>Wed, 01 Apr 2009 18:09:02 GMT</pubDate></item><item><title>;) sur Le Prince lutin</title><dc:creator>Anlor</dc:creator><link>http://emplumologie.canalblog.com/archives/2008/04/15/8841329.html#c22518905</link><guid isPermaLink="true">http://emplumologie.canalblog.com/archives/2008/04/15/8841329.html#c22518905</guid><description>&lt;a href=&quot;http://bibliobs.nouvelobs.com/2008/03/27/faut-il-sauver-le-point-virgule&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://bibliobs.nouvelobs.com/2008/03/27/faut-il-sauver-le-point-virgule&lt;/a&gt;</description><pubDate>Wed, 18 Mar 2009 08:32:33 GMT</pubDate></item><item><title>Cochonfucius a appr&#xe9;ci&#xe9; les &quot;Nouveaux Exercices de Style&quot; sur Composition de mots &amp; Analyse logique</title><dc:creator>Cochonfucius</dc:creator><link>http://emplumologie.canalblog.com/archives/2008/04/08/8699614.html#c21136804</link><guid isPermaLink="true">http://emplumologie.canalblog.com/archives/2008/04/08/8699614.html#c21136804</guid><description>&#xe0; l&apos;adresse&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.cafe.edu/cle/nexstyle.htm&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://www.cafe.edu/cle/nexstyle.htm&lt;/a&gt;
on trouve un hommage &#xe0; Raymond Queneau, sous la forme de quatre-vingt-douze nouveaux exercices de style.</description><pubDate>Fri, 30 Jan 2009 10:45:35 GMT</pubDate></item><item><title>super sur La complainte du petit cheval blanc</title><dc:creator>m&#xe9;lanie</dc:creator><link>http://emplumologie.canalblog.com/archives/2008/04/04/8598628.html#c21056143</link><guid isPermaLink="true">http://emplumologie.canalblog.com/archives/2008/04/04/8598628.html#c21056143</guid><description>super votre po&#xe9;sis ces beau qand on voi les cheval</description><pubDate>Tue, 27 Jan 2009 16:46:28 GMT</pubDate></item><item><title>Traduction sur Peter breaks through </title><dc:creator>anlor</dc:creator><link>http://emplumologie.canalblog.com/archives/2008/11/20/11431379.html#c19265942</link><guid isPermaLink="true">http://emplumologie.canalblog.com/archives/2008/11/20/11431379.html#c19265942</guid><description>L&apos;arriv&#xe9;e de Peter&lt;br /&gt;
Mme Darling entendit parler de Peter pour la premi&#xe8;re fois tandis qu&apos;elle s&apos;effor&#xe7;ait de mettre un peu d&apos;ordre dans l&apos;esprit de ses enfants. C&apos;est la coutume, le soir, chez toutes les bonnes m&#xe8;res, une fois leurs petits endormis, d&apos;aller fureter dans leurs esprits et d&apos;y faire du rangement pour le lendemain matin, remettre &#xe0; leurs places respectives les innombrables choses et notions qui se sont &#xe9;gaill&#xe9;es, &#xe9;gar&#xe9;es durant la journ&#xe9;e. Si vous pouviez rester &#xe9;veill&#xe9;s (ce qui, bien s&#xfb;r, est impossible), vous surprendriez votre propre m&#xe8;re se livrant &#xe0; cette activit&#xe9; et vous l&apos;observeriez avec le plus vif int&#xe9;r&#xea;t. c&apos;est un peu comme mettre de l&apos;ordre dans un tiroir. Vous la verriez &#xe0; genoux, je suppose, pench&#xe9;e, souriante, sur tout ce que vous recelez, se demandant o&#xf9; diable vous avez pris cette id&#xe9;e, allant de surprise en surprise - pas toujours agr&#xe9;able - pressant ceci contre sa joue qui lui para&#xee;t aussi doux qu&apos;un chaton, rejetant cela hors de sa vue.
Quand vous vous r&#xe9;veillez le matin, le mal et les passions mauvaises avec lesquelles vous vous &#xea;tes mis au lit ont &#xe9;t&#xe9; pli&#xe9;s avec soin et rel&#xe9;gu&#xe9;s au fond de votre esprit ; et par-dessus, bien a&#xe9;r&#xe9;es, sont &#xe9;tal&#xe9;es vos plus jolies pens&#xe9;es, pr&#xea;tes &#xe0; vous v&#xea;tir.
J&apos;ignore si vous avez jamais vu la carte de l&apos;esprit de quelqu&apos;un. Les m&#xe9;decins, parfois, tracent des cartes d&apos;autres parties de vous-m&#xea;me, ce qui peut se r&#xe9;v&#xe9;ler des plus int&#xe9;ressants ; mais surprenez-les donc &#xe0; tracer celle de l&apos;esprit d&apos;un enfant, qui est non seulement chaotique, mais ne cesse de battre la campagne ! Vous y verrez une foule de lignes en zigzag, tout comme celles de votre feuille de temp&#xe9;rature, et sans doute s&apos;agit-il des chemins sillonnant votre &#xee;le, car le Pays de Nulle Part est toujours plus ou moins une &#xee;le avec de merveilleuses &#xe9;claboussures de couleur &#xe7;&#xe0; et l&#xe0;, des r&#xe9;cifs coraliens et, au large, de fins bateaux de pirates, des antres sauvages et solitaires, des gnomes (pour la plupart tailleurs), des grottes travers&#xe9;es de rivi&#xe8;res, de jeunes princes avec six fr&#xe8;res plus &#xe2;g&#xe9;s, une cabane croulante et une tr&#xe8;s vieille dame au nez crochu. Ce serait tout compte fait une carte facile &#xe0; dessiner si l&apos;on s&apos;en tenait l&#xe0; mais il y a aussi le premier jour &#xe0; l&apos;&#xe9;cole, la religion, les pr&#xea;tres, le bassin rond, les travaux d&apos;aiguille, les meurtres, les pendaisons, les verbes irr&#xe9;guliers, le jour du g&#xe2;teau au chocolat, les premi&#xe8;res bretelles, dire trente-trois, six soux si tu t&apos;arraches la dent tout seul, et ainsi de suite ; et tous ces &#xe9;l&#xe9;ments font partie de l&apos;&#xee;le &#xe0; moins qu&apos;ils ne composent une autre carte qui appara&#xee;t au travers, ce qui fait qu&apos;on n&apos;y comprend plus grand-chose, d&apos;autant que tout cela est en perp&#xe9;tuel mouvement.
Bien s&#xfb;r, le Pays de Nulle Part varie de l&apos;un &#xe0; l&apos;autre. Dans celui de John, par exemple, on trouvait un lagon survol&#xe9; de flamants roses sur lesquels John tirait &#xe0; la carabine tandis que Michael, plus petit, avait un flamant au-dessus duquel volaient les lagons. John vivait sous la coque d&apos;un bateau retourn&#xe9; sur le sable, Michael dans un wigwam, Wendy dans une maison de feuilles habilement cousues ensemble. John n&apos;avait pas d&apos;amis, Michael en avait le soir et Wendy s&apos;occupait d&apos;un b&#xe9;b&#xe9; loup abandonn&#xe9; par ses parents ; mais dans l&apos;ensemble, les divers Pays de Nulle Part conservaient un air de famille et si vous aviez pu les voir rang&#xe9;s c&#xf4;te &#xe0; c&#xf4;te, vous auriez dit d&apos;eux qu&apos;ils avaient un peu le m&#xea;me nez, le m&#xea;me regard, et ainsi de suite. Nous aussi, nous y avons jou&#xe9; et nous avons encore dans les oreilles la rumeur du ressac, m&#xea;me si nous savons que nous n&apos;y aborderons plus jamais.
De toutes les &#xee;les de d&#xe9;lices, le Pays de Nulle part est le plus douillet et le plus dense, non pas &#xe9;tir&#xe9; en longueur, figure-vous, avec de fastidieuses distances &#xe0; parcourir entre deux aventures, mais d&#xe9;licieusement reclus sur lui-m&#xea;me. Quand vous y jouez le jour avec les chaises et la nappe, il n&apos;y a rien d&apos;inqui&#xe9;tant mais, durant les deux minutes qui pr&#xe9;c&#xe8;dent le sommeil, il s&apos;en faut de peu qu&apos;il ne devienne r&#xe9;el. Et voil&#xe0; pourquoi l&apos;on a invent&#xe9; les lampes. Parfois, au cours de ses voyages &#xe0; travers les esprits de ses enfants, Mme Darling d&#xe9;couvrait des choses incompr&#xe9;hensibles. Et la plus d&#xe9;routante d&apos;entre elles &#xe9;tait le mot Peter. Elle ne connaissait aucun Peter, et pourtant il &#xe9;tait bien l&#xe0;, dans l&apos;esprit de John et de Michael, et commen&#xe7;ait &#xe0; appara&#xee;tre en gribouillis dans celui de Wendy. Ce nom s&apos;inscrivait en lettres plus grosses que celles de tous les autres mots et Mme Darling, en le consid&#xe9;rant, lui trouva une allure effront&#xe9;e.
- Oui, il est plut&#xf4;t effront&#xe9;, reconnu Wendy &#xe0; regret.
Sa m&#xe8;re lui avait pos&#xe9; la question :
- Mais qui est-ce donc, mon petit chou ?
- C&apos;est Peter Pan, tu sais bien, Maman.
(Trad. Henri Robillot pour Gallimard, 1988)</description><pubDate>Thu, 20 Nov 2008 15:06:11 GMT</pubDate></item><item><title>bonjour sur Comme si nous vivions ensemble et r&#xe9;veill&#xe9;s...</title><dc:creator>andrea</dc:creator><link>http://emplumologie.canalblog.com/archives/2008/07/15/9935716.html#c19202098</link><guid isPermaLink="true">http://emplumologie.canalblog.com/archives/2008/07/15/9935716.html#c19202098</guid><description>je vous salue vous avez un style unique&lt;br /&gt;
avec vous on voyage..
merci pour le partage
bisous</description><pubDate>Tue, 18 Nov 2008 13:52:35 GMT</pubDate></item><item><title>100 millions de morts de faim par an (135 sur Timeless creed</title><dc:creator>gmc</dc:creator><link>http://emplumologie.canalblog.com/archives/2008/11/05/11243759.html#c19185392</link><guid isPermaLink="true">http://emplumologie.canalblog.com/archives/2008/11/05/11243759.html#c19185392</guid><description>100 millions de morts de faim par an (135 millions en 2005)&lt;br /&gt;
que 10% de privil&#xe9;gi&#xe9;s ont les moyens techniques de nourrir
depuis plus de 30 ans (combien font 30 fois 100 millions)
tout en refusant de le faire
au nom d&apos;une seule chose
&quot;in greed we trust&quot;
yes , we can...change nothing
and nothing will change</description><pubDate>Mon, 17 Nov 2008 21:11:58 GMT</pubDate></item><item><title>Traduction sur Timeless creed</title><dc:creator>anlor</dc:creator><link>http://emplumologie.canalblog.com/archives/2008/11/05/11243759.html#c18888252</link><guid isPermaLink="true">http://emplumologie.canalblog.com/archives/2008/11/05/11243759.html#c18888252</guid><description>[...]&lt;br /&gt;Cette &#xe9;lection est faite de nombreuses premi&#xe8;res fois et d&apos;histoires qui seront racont&#xe9;es durant des g&#xe9;n&#xe9;rations. Ce soir, je pense &#xe0; cette femme qui a vot&#xe9; &#xe0; Atlanta. Elle ressemble beaucoup aux millions d&apos;autres qui ont fait la queue pour faire entendre leur voix dans cette &#xe9;lection &#xe0; un point pr&#xe8;s - Ann Nixon Cooper a 106 ans. Elle est d&apos;une g&#xe9;n&#xe9;ration n&#xe9;e juste apr&#xe8;s l&apos;esclavage. A une &#xe9;poque o&#xf9; il n&apos;y avait pas de voitures sur les routes et pas d&apos;avions dans le ciel, o&#xf9; quelqu&apos;un comme elle ne pouvait pas voter pour deux raisons : parce que c&apos;&#xe9;tait une femme et &#xe0; cause de la couleur de sa peau. Et ce soir je pense &#xe0; tout ce qu&apos;elle a vu &#xe0; travers le si&#xe8;cle aux Etats-Unis – la douleur et l&apos;espoir, la lutte et le progr&#xe8;s, les moments o&#xf9; on nous disait que nous n&apos;y pouvions rien, et les personnes qui ont pers&#xe9;v&#xe9;r&#xe9; avec ce credo : Oui nous le pouvons.
A une &#xe9;poque o&#xf9; les voix des femmes &#xe9;taient &#xe9;touff&#xe9;es et leurs espoirs ignor&#xe9;s, elle a vu ces femmes se lever, s&apos;exprimer et aller voter. Oui nous le pouvons.
Quand le d&#xe9;sespoir des temp&#xea;tes de sable et de la d&#xe9;pression traversait le pays, elle a vu une nation dompter la peur avec un New Deal, de nouveaux emplois et un nouveau sens d&apos;un but commun. Oui nous le pouvons. Quand les bombes sont tomb&#xe9;es sur nous et quand la tyrannie a menac&#xe9; le monde, elle &#xe9;tait le t&#xe9;moin d&apos;une g&#xe9;n&#xe9;ration qui s&apos;est &#xe9;lev&#xe9;e vers la grandeur et du sauvetage d&apos;une d&#xe9;mocratie. Oui nous le pouvons. Elle &#xe9;tait l&#xe0; pendant le boycott des bus de Montgomery, elle a vu les lances &#xe0; incendies &#xe0; Birmingham, le pont de Selma, et un pr&#xea;cheur d&apos;Atlanta qui a dit aux gens &quot;Nous vaincrons&quot;. Oui nous le pouvons.
Un homme a touch&#xe9; la lune, un mur est tomb&#xe9; &#xe0; Berlin, il y a eu un lien entre la science et l&apos;imagination. Et cette ann&#xe9;e, lors de cette &#xe9;lection, elle a touch&#xe9; du doigt un &#xe9;cran et a vot&#xe9;, parce qu&apos;apr&#xe8;s 106 ans en Am&#xe9;rique, apr&#xe8;s les meilleurs moments et les heures les plus noires, elle sait que l&apos;Am&#xe9;rique peut changer. Oui nous pouvons.
Am&#xe9;rique, nous sommes all&#xe9;s si loin. Nous avons vu tant de choses. Mais il y a encore tant &#xe0; faire. Alors ce soir demandons-nous – si nos enfants devaient vivre le si&#xe8;cle prochain, si mes filles &#xe9;taient assez chanceuses pour vivre aussi longtemps qu&apos;Ann Nixon Cooper, quels changements verraient-elles ? Quels progr&#xe8;s aurons nous accompli ?
Nous avons l&apos;opportunit&#xe9; de r&#xe9;pondre &#xe0; cette question. C&apos;est notre moment. Le temps est venu de remettre les personnes au travail et d&apos;ouvrir les portes de l&apos;opportunit&#xe9; pour nos enfants, de r&#xe9;tablir la prosp&#xe9;rit&#xe9; et d&apos;encourager la paix, de se r&#xe9;approprier le r&#xea;ve am&#xe9;ricain et de r&#xe9;affirmer la v&#xe9;rit&#xe9; fondamentale : nous ne sommes qu&apos;un, tandis que nous respirons, nous esp&#xe9;rons et quand nous ferons face au cynisme, au doute et &#xe0; ceux qui nous disent que nous ne pouvons pas, nous r&#xe9;pondrons avec ce credo intemporel qui r&#xe9;sume l&apos;esprit du peuple : Oui nous le pouvons.
(Traduction : B&#xe9;r&#xe9;nice Rocfort-Giovanni pour le Nouvel Obs)</description><pubDate>Thu, 06 Nov 2008 21:27:36 GMT</pubDate></item></channel></rss>